« Toujours la vie », installation sur un poème d’Alain Marc, à la galerie associative de Beauvais (60)

Quand j’ai lu le texte « Toujours la vie ! » d’Alain Marc j’ai tout de suite pensé à une forêt de peinture ! Quand j’avais travaillé sur le projet précédent du cahier d’art Six nouveaux regards hallucinés il n’y avait que la sonorité. Je ne m’accrochais qu’aux sons. Là, c’était différent, il y avait un sens, il y avait plus de sens et c’était moins sonore. Par contre il y avait une rythmique.

Ma principale motivation c’est de travailler à partir d’un texte. Quand tu ne fais que peindre tu peux arriver à oublier le langage. En peinture, tu peux tout oublier. La poésie c’est le support et ce support m’envoie quelque part. La poésie est là pour donner des pistes, des directions, des mouvements. La parole poétique est le support de tout le reste.

Le texte est un peu comme la racine. Quand je peins je me dis que ça doit être ça la mort. Tu es perdu dans l’espace tu es dispersé dans l’espace. Tu es l’espace, tu deviens l’espace-temps. Le texte te rattache à un quelque part. Quand tu peins, tu n’existes plus. Il n’y a plus de temps. Tu es dans ta sensation, tu n’es plus là.

Si j’ai pensé à une forêt de peinture c’est peut-être parce que la forêt c’est la vie. La vie, c’est un arbre qui pousse, qui part des racines de la terre.        

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