Mercredi des Oeillets du 6 octobre 2021 :

Alexandra Fontaine : une rencontre qui peut vous mener loin

Que ce soit sous forme de sculptures, de peintures, d’installations ou de land art, l’inspiration d’Alexandra Fontaine s’enracine dans la nature, mais aussi dans la puissance de textes poétiques.

A partir de paysages parcourus ou imaginés, de formes animales et végétales, elle s’approche au plus près du mystère de la vie et aussi de celui de la mort.

A découvrir mercredi 6 octobre au C33, 33 rue Raspail, à 19h30

« Toujours la vie », installation sur un poème d’Alain Marc, à la galerie associative de Beauvais (60)

Quand j’ai lu le texte « Toujours la vie ! » d’Alain Marc j’ai tout de suite pensé à une forêt de peinture ! Quand j’avais travaillé sur le projet précédent du cahier d’art Six nouveaux regards hallucinés il n’y avait que la sonorité. Je ne m’accrochais qu’aux sons. Là, c’était différent, il y avait un sens, il y avait plus de sens et c’était moins sonore. Par contre il y avait une rythmique.

Ma principale motivation c’est de travailler à partir d’un texte. Quand tu ne fais que peindre tu peux arriver à oublier le langage. En peinture, tu peux tout oublier. La poésie c’est le support et ce support m’envoie quelque part. La poésie est là pour donner des pistes, des directions, des mouvements. La parole poétique est le support de tout le reste.

Le texte est un peu comme la racine. Quand je peins je me dis que ça doit être ça la mort. Tu es perdu dans l’espace tu es dispersé dans l’espace. Tu es l’espace, tu deviens l’espace-temps. Le texte te rattache à un quelque part. Quand tu peins, tu n’existes plus. Il n’y a plus de temps. Tu es dans ta sensation, tu n’es plus là.

Si j’ai pensé à une forêt de peinture c’est peut-être parce que la forêt c’est la vie. La vie, c’est un arbre qui pousse, qui part des racines de la terre.        

« Un été ornais très contemporain » : « Un lieu, des oeuvres » (Fond départemental d’Art Contemporain)

Une résidence-peinture qui s’inscrit cette fois-ci dans le cadre des petites cités de caractères. Longny-au-Perche, 26 juin/1er août 2021

« Conversation avec ma tasse », livre illustré sur une nouvelle d’Armel Louis, édition la Lucarne des écrivains

Seul à seul avec sa tasse en grès, un libraire désoeuvré convoque son présent, les fantômes de sa famille, les anecdotes et les gestes divers qui composent son existence, banale comme une fantasmagorie.

Unique témoin du narrateur, une chatte règne au milieu des bruits du monde, des cartons et du fatras, vivant sa métaphysique au quotidien…..Que reste-t-il de nous face aux corps, aux objets, aux matières qui nous entourent ? Qu’advient-il des êtres, des moments qui nous emportent ? Du rêve ou de la mélancolie, des sons, des goûts, de la contemplation, de l’ennui.

Au rythme des jours, des mots et des heures, la vie continue, coûte que coûte, une tasse en main.

 

« Six nouveaux regards hallucinés »

Cahier d’art avec 6 nouveaux regards hallucinés, texte d’Alain Marc, 20 exemplaires

Cahier sur format A4 sur papier Rosapina 220 gr. contenant 6 poésies et 6 estampes numériques

15ème cahier de la collection « les Sentinelles de la nuit », éditions du Petit Véhicule

Empreintes n°35

Des artistes singuliers, des écrivains oubliés, des inédits d’auteurs contemporains, de la littérature populaire, des curiosités de bibliophilie, des sites d’art brut, des vies remarquables, des fous littéraires. C’est ce que la revue Empreintes propose de faire découvrir….

Editions de L’Usine (www.usine102.fr)

Photo : Xavier Cantat

« Trois nouvelles poésies non hallucinées »

Livre bibliophile, livre unique  écrit et lu par Alain Marc

« Territoires inconnus »

La lucarne des écrivains : du 16 au 30 septembre 2019 (Paris, rue de l’Ourcq)

« Quand je peins, je ne sais jamais à l’avance ce que je vais faire. Je ne me demande pas ce que je vais peindre. Je peins d’ailleurs sans savoir ce que je peins, j’essaye d’oublier que je peins. Je me suis même demandée ces derniers temps : Qu’est ce peindre ? Peindre, c’est donner à lire l’invisible, c’est faire remonter à la surface des choses inconnues, et les rendre plus inconnues encore : mystérieuses. Alors, sur une feuille, une toile, un bout de bois… je jette de l’encre, de l’acrylique, du sable, de l’huile, et parfois même de l’acide… Je crée des coulures, des biffures et des taches. A partir de ces matières qui s’attirent ou se détournent, des paysages se forment, des chemins s’entrelacent, des gouffres se creusent, l’horizon se met en place. Ce sont des paysages qui n’existent pas, des paysages qui existent en moi, des territoires inconnus. » Alexandra Fontaine

Territoires inconnus/exposition

Exposition du 1er au 22 juin 2019
Galerie in-situ
www.labelfriche.com

Peinture

Sculpture

Illustration pour le nouveau projet d’opéra de rue « Johnny Schicchi », librement inspiré de l’opéra Gianni Schicchi de Giacomo Puccini par la Cie Les Grooms

Opéra de rue pour fanfare, librement inspiré de l’opéra Gianni Schicchi de Giacomo Puccini. Mise en scène E.Grebot, Texte Eugène Durif. Cie Les Grooms : groupe international ayant tourné dans 39 pays sur les 5 continents.